n°9
photo : BJC
CES CHEVAUX QU'ON ABAT
Aux barbelés barbares de l'oubli,
il a suspendu son galop,
arraché sa crinière,
retenu un sanglot.
Le vieux cheval attend la nuit
et dans les yeux de l'enfant qui passe,
retenu un sanglot.
Le vieux cheval attend la nuit
et dans les yeux de l'enfant qui passe,
il ne voit plus la lumière
des grands espaces.
Il devine son sort
des grands espaces.
Il devine son sort
et le sang qui s'écoule
dans la pâleur de l'aube.
Mai 2015
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