Santiago
Les marguerites du salon
s'ennuient dans le vase d'argent
Madame prend le thé
et cause avec Pedro
À Santiago un homme est mort
de n'avoir pu se résigner
Et les fleurs du chemin
ont fermé leur corolle
Images vues ( 1975)
Poésie
Santiago
Les marguerites du salon
s'ennuient dans le vase d'argent
Madame prend le thé
et cause avec Pedro
À Santiago un homme est mort
de n'avoir pu se résigner
Et les fleurs du chemin
ont fermé leur corolle
Images vues ( 1975)
Prose
Le Cap blanc nez
Ce jour-là de mars, le vent soufflait âprement au bord de la mer.
Les promeneurs encapuchonnés étaient rares sur la plage et je m’étais arrêté pour mieux apprécier ce paysage vu maintes fois et dont je ne me lasse pas : les falaises blanches du cap se dressaient devant moi, semblables à celles qu’on aperçoit de l’autre côté du détroit.
Puis mon regard s’est attardé sur la lande verte et ses multiples plis.
Dominant le paysage, la présence obsédante d'un monument rappelle au promeneur le sacrifice des soldats britanniques et français morts lors de la dernière guerre dans ce cadre si paisible.
La guerre, hélas, fait des dégâts. Mais la nature se montre plus forte qu'elle. Ses beautés finissent par renaître.
****
LA NUIT (haïkus)
Discrète et lointaine
la lune soudain paraît
entre deux nuages
*
Mirage de l'aube
les fantômes de la nuit
errent nonchalants
*
2024
Au bout de ma plume
Trois poèmes courts
Pablo
Il a pris sa guitare
et je l'ai écouté
J'ai vu ses doigts d'argent
danser dans la nuit bleue
La Méditerranée était là près de nous .
Le murmure des flots
et la voix de Pablo
harmonieusement se mêlaient dans nos coeurs .
Une fille dansait
légère au clair de lune.
Dolorès a rempli mon verre de rosé.
Le soleil de Provence
a coulé dans mon corps.
J'ai dit à Dolorès :
" il est temps de rentrer "
et elle m'a suivi dans un petit sentier.
Et là toute la nuit
nous nous sommes aimés.
Au loin une guitare
chantait dans la nuit bleue.
Mars 1973
***
Ce poème a paru dans Présence des Lettres et des Arts,
une revue qui était dirigée par André Pourtier.
2026 : De la source à la mer
La nouvelle année apportera de la nouveauté.
On verra la poésie classique et celle qui abandonne la rime, mais aussi:
- des haïkus
-de la prose
-des chansons
-quelques fables
-des poèmes pour enfant.
****
Je rêve d'une poésie verticale.
Le poème est un cri.
Aller à l'essentiel en peu de mots est une nécessité
Art de vivre
Avec de longs silences
avec une caresse
vaincre la solitude
*
Les mots et leurs pièges:
nous nous tairons ensemble
*
Moi je suis un berger
au milieu de la ville
*
Et je m'enfoncerai dans ces forêts profondes
où les choses banales
paraissent toujours neuves
où les arbres frissonnent
comme des épidermes
*
Poème publié dans Bourgeons de mai en 1978